La conne chantée par Marion Cotillard dans le film "Les jolies choses"

La conne chantée par Marion Cotillard dans le film "Les jolies choses"
L'homme est arrivé, dans sa jolie voiture
La conne aimait rêver, d'oubli et d'aventures
Alors, elle est montée, dans la jolie voiture
Nue elle s'est allongée, et le diable est entré


En fermant les yeux, la mort et l'amour à deux

L'homme a eu son os, et son beau carrosse
En à peine un clin d'½il, transformé en cercueil
La conne doit sortir, elle le regarde partir
La conne s'est fait salir, et elle doit en mourir


En fermant les yeux, la mort et l'amour à deux

Un jour, quelques mois plus tard
Grand bébé, aux grands yeux tout noirs
Est enlevé, de sa main au revoir
Au secours, elle ne peut plus y croire


En fermant les yeux, la mort et l'amour à deux

Quand on a quinze ans, la voix retentit
C'est simple finalement, l'armoire à pharmacie
La conne a chialé, mais déterminée
Elle n'a pas su trembler, elle a tout avalé


En fermant les yeux, l'amour et la mort...adieu
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 30 janvier 2007 19:53

Modifié le mercredi 31 janvier 2007 14:57

Les jolies choses

Les jolies choses
" Après des siècles d'interdiction de montrer, femmes sommées d'éxhiber qu'elles ont bien tout au norme, qu'elles se sont calibrées. Voilà mes jambes interminables, glabres et hâlées, mon ventre plat, nombril piercé. Mes seins énormes, fermes et moulés. Mes cils sont longs, mes cheveux briants...

Consternation...

Sur un ton de connivence amusé, foison de petits conseils pour être une putain à la page. Et se mêlant de tout, que tout rentre dans les cases, et comment il faut jouir, se teindre jusqu'au poil pubien, et comment on doit être du dedans au dehors.
Ton faussement débonnaire, propagande imbécile pour être comme il faut... "



Texte: Pensée de Marie dans le film "Les jolies choses"


Bien sûr cette image est éxagérée... Mais j'aime la façon choc qu'elle a de montrer à quel point la femme, ou du moins certaines femmes, sont soumises à la pression médiatique. Prisonnières d'une perfection qui n'éxiste pas, mais perfection dont on essaye de nous convaincre.

# Posté le mercredi 31 janvier 2007 01:06

Témoignages de boulimiques

Témoignages de boulimiques

"Toxicos de la bouffe " ? Oui, en quelque sorte... comme quelqu'un qui boit pour oublier. Mais pour oublier quoi ? Non, ce n'est pas une force extérieure contre laquelle on ne peut rien: c'est soi que l'on ne peut contrôler, cette partie de soi que l'on n'accepte pas et dont il faudrait, pourtant, pouvoir faire quelque chose. Et c'est sans doute à cela qu'il faut arriver : intégrer cette partie de l'existence et lui donner - se donner - d'autres moyens, moins coûteux, d'exister... en entier. Se rapprocher un peu plus de cette part de soi-même contre laquelle on lutte et que l'on cache, apprendre à la connaître, apprendre à se connaître."


"Alors, à ce moment, j'ai cessé d'être moi-même ... comme un fantôme, hypnotisée, je me suis dirigée vers ce lieu de jouissance que j'avais âprement condamné, le frigo... J'ai entrouvert la porte... La lumière a jailli, inondant les aliments... J'avais l'impression qu'ils se disputaient à qui serait le premier à sortir ... Dans un dernier soubresaut de conscience, j'ai essayé de déterminer lequel était le plus vertueux, le moins calorique ... Mais je les aimais tous... Comment aurais-je pu choisir ? Je les ai caressés du regard. Oh, pas longtemps car bientôt, les mains tremblantes, j'ai dévissé les pots, éventré les paquets, soulevé les couvercles des Tupperware. "

"Un à un, je m'y adonnais : yaourt maigre, légumes, lait écrémé, biscottes, fromage, pudding, crevettes, biscuit, mayonnaise, chocolat, gâteau, oeufs, corn flakes, ketchup, confiture, jambon, miel... Tout ce qu'il y avait. Tout, même les aliments surgelés que je ne prenais même pas la peine de dégeler. Pourtant, j'osais à peine y toucher, de peur qu'on voit que j'ai mangé, et surtout par peur de moi-même, de mon propre jugement, de la punition inhumaine que j'allais m'infliger à nouveau lorsque je constaterai mon orgie alimentaire. Cette angoisse était insupportable."

"Obnubilée par la nourriture, je dévalise les supermarchés à longueur de journée, me faisant croire que la faim me tourmente. Je sais déjà que, de rayon en rayon, ça va être l'avalanche dans mon chariot, que je ne résisterai pas à l'oeil allumeur des paquets, conserves et bouteilles. Le noir se fait autour de moi. Je n'existe plus : j'attrape des tonnes de bouffe qui me coûtent les yeux de la tête. Je rentre chez moi avec ce poison qui me pend à bout de bras avant de me tuer à bout portant."

"Dans la rue, je croise des regards inconnus qui me font mal. La noce commence quand je me suis assurée une solitude totale : portes fermées à clef, téléphone débranché. Saisie de vertiges, j'agrippe nerveusement chips, chocolat, ravioli, gâteaux que je dévore par terre, à même l'emballage, dans l'ordre ou dans le désordre. Peu importent le goût, l'appétit. J'oublie tout. Deux mains ne suffisent pas à calmer ma peur. "

"Pour ne pas grossir, je vais vomir. Aux W.C., je vois le scénario en sens inverse et je dégueule ma vie"

"Je crois avoir faim; en fait, je sais que je n'ai pas vraiment faim. Mais je n'arrive pas réellement à savoir. D'ailleurs, je ne sais plus ce qu'est la faim; je crois que ça fait des années que je n'ai pas eu réellement faim."


Témoignages pris sur ce blog: Tristanna02

# Posté le mercredi 31 janvier 2007 20:34

Zazie ~ Si j'étais moi

Zazie ~ Si j'étais moi
Si j'étais moi
Ni la montagne à gravir
Au bord du vide, la neige à venir
Ne me feraient peur


Si j'étais moi
Ni les pages à écrire
Ni de trouver les mots pour le dire
Ne me feraient peur


Mais je me lâche la main
Je m'éloigne de moi
Je me retrouve au matin
Sur la mauvaise voie
Quand on se perd en chemin
Comment venir à bout
De ces efforts inhumains
Qui nous mènent à nous


Si j'étais moi
Ni la femme que je suis
Ni même l'homme qui dort dans mon lit
Ne me feraient peur



Si j'étais moi
Ni les démons que je cache
Les idées noires, les flammes que je crache
Ne me feraient peur


Mais je me lâche la main
Je m'éloigne de moi
Je me retrouve au matin
Sur la mauvaise voie
Quand on se perd en chemin
Comment venir à bout
De ces efforts inhumains
Qui nous mènent à nous


Si j'étais moi
Tout ce que j'ai sur le c½ur
Ce que je fais de pire et de meilleur
Ne me feraient peur


Si j'étais moi
Ce que je fais de pire et de meilleur
Ferait mon bonheur.

# Posté le dimanche 11 février 2007 19:34